ALDABRA un atoll pour l’Humanité

ALDABRA_TORTUE_615 Ce sanctuaire de la biodiversité est une invitation à plonger dans un lagon unique au monde Un site méconnu, classé Patrimoine Mondial de l’Humanité.

Un diamant vert dans le bleu profond de l’Océan Indien.
Sur la carte, Aldabra est un point perdu dans l’immensité des océans. Et pourtant, c’est le plus grand lagon émergé du monde. Long de 35 km sur 15 de large, le vaste lagon corallien d’Aldabra est composé de 42 îlots. Un atoll inhabité, inhospitalier, balayé par les vents, couvert de ALD_JV_20071127_0308broussailles, inaccessible et éloigné de tout. Battu sans répit par les vagues déferlantes, les fortes tempêtes, brûlé par une chaleur accablante durant la période sèche, Et pourtant, c’est un des plus grands sanctuaires naturels encore intact. Un écosystème sans pareil sur la Planète qui a évolué dans un isolement presque total pendant plus de 125.000 ans, depuis qu’il a été submergé par l’Océan. La nature en a fait un trésor de la biodiversité et un témoin exceptionnel de la générosité de l’Evolution. L’isolement d’Aldabra, les conditions de vie difficiles, et la quasi absence de matières exploitables ont assuré une protection efficace contre les méfaits de la civilisation

Aujourd’hui, l’Homme s’en rend compte et la Fondation Aldabra s’est fixé comme mission, la protection et l’étude de ce laboratoire vivant pour comprendre et respecter les processus de la Nature qui protège et régule les différents environnements. Son importance scientifique est donc inestimable pour expliquer et raconter l’Histoire Naturelle.

requin-pancarteL’environnement marin
Aldabra présente trois écosystèmes marins. Le lagon , les chenaux orientés vers le nord qui relient le lagon à l’océan et les récifs extérieurs qui entourent l’anneau formé par les quatre principales îles calcaires de l’atoll. Le lagon fonctionne un peu comme un poumon géant qui aspire et rejette en permanence l’eau de l’océan au rythme des marées. Les îlots sont couverts d’une mangrove luxuriante qui abrite la seconde colonies du Pacifique de frégates. Leur guano nourrit la mangrove, qui protége et nourrit une grande population d’organismes vivants.

Le Commandant Cousteau fut le premier à plonger dans les années 50 dans les chenaux d’Aldabra balayé par le flux et le reflux des marées. Voilà ce qu’il décrivait à l’époque : « Des milliers de poissons attendent à la porte de la mer d’être enlevés par la marée et emportés dans le lagon. »

poissonLe plus vaste atoll surélevé, est le dernier refuge de la plus grosse population de tortues géantes, qui y vivent et s’y reproduisent depuis plus de 200.000 ans. Plus de cent mille spécimens vivent là. Un nombre bien supérieur à celui de  la population qui peuplent les îles Galapagos. Où Charles Darwin remarqua la première fois qu’en isolement, les animaux évoluent en nouvelles espèces. Il est donc primordial qu’Aldabra demeure protégé des influences extérieures  et que les tortues continuent à y trouver suffisamment de nourriture, d’eau douce et d’ombre.

Les tortues marines, avec la tortue verte ( Chelonia Mydas )  et la tortue imbriquée ( Eretmochelys imbricate ) sont communes à Aldabra dans les eaux peu profondes du lagon et autour de l’atoll. Les tortues vertes affectionnent les plages de sable de l’atoll pour nidifier  la nuit. Les tortues imbriquées, quant à elles, émergent la journée sur les petites plages du lagon.

Dans les eaux translucides, coraux, poissons fusiliers arc-en-ciel, mérou  rouge, sergents à queue jaune, vivaneaux, gaterins, poissons chauve-souris, éponges, étoiles de mer, anémones, crabes, requins, dugongs, dauphins, requins baleine,… abondent. Un festival de formes et de couleurs unique, façonné au fil des siècles par l’Evolution, et extrêmement fragile. Aujourd’hui, ce chef d’œuvre de  la Nature  est menacé par les changements globaux dont l’Homme est en grande partie responsable.

PVE_20051111_5016_2Sauvegarder la biodiversité pour les générations futures
La Fondation œuvre pour qu’Aldabra  et l’océan qui l’entoure ne soient pas considérés comme des zones économiques exploitables. Mais comme un observatoire  et un sanctuaire vivant de données sur la biodiversité. La Fondation veut garantir aux générations futures la possibilité d’étudier des écosystèmes marins intacts. C’est pourquoi Aldabra doit être le témoin qui les aidera futures à comprendre et à restaurer les richesses naturelles dilapidées par nos générations. Les Darwin de demain auront ainsi la possibilité de tester leurs théories, avec des conséquences considérables pour la survie de l’humanité et de la planète.

Pour réaliser cette mission ambitieuse, la Fondation a l’intention de créer une structure scientifique, l’Institut de Recherches d’Aldabra, capable d’attirer les meilleurs scientifiques. Avec la création d’un établissement de recherche sur le site, et de rendre cette recherche accessible à tous grâce à internet. Pour fournir des informations pour faire face  au déclin de la biodiversité, à la surexploitation des océans, au réchauffement climatique, à l’acidification des océans, … Et contribuer ainsi à une prise de conscience mondiale des défis écologiques auxquels l’humanité est aujourd’hui confrontée.

Pour Carlos Vejerano, Directeur Général de la Fondation, « l’écosystème d’Aldabra est comme notre Terre en miniature. Si nous pouvons comprendre et sauver Aldabra, alors peut-être parviendrons-nous un jour à sauver notre Planète. »

Photos : Fondation Aldabra

FONDATION ALDABRA : http://www.aldabrafoundation.org/

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